mer
03
mar
2010
Cumpleaños en la selva
Waouh ! Je suis devenu hispanisant au point de faire des titres en Castillan ! Incroyable quand on se souvient de l’épisode de l’arrosoir/eau de javel… Bon, bref, j’arrête de me la ramener car aujourd’hui le post est plutôt consacré à Émilie et ses 23 printemps. Comme d’habitude, tout était prévu dans le Land pour passer une soirée délicieuse : Tartiflette de saison, chaussons au coin du feu, montagne de cadeaux (des chaussures, des sacs et quelques bijoux…) même Michelle, sa maman nous avait rejoint pour l’occasion. Là où tout commence à se dérégler, c’est lorsque nous décidons d’aller passer ce 24 février à puerto Misahualli au bord du rio Napo, bourgade amazonienne bien connue pour le flegme de ses habitants que même les singes voleurs et facétieux n’arrivent pas à perturber. On déambule donc tranquillement sous 35° et 267 % d’humidité (faut bien exagérer un peu pour retenir le lecteur) lorsque nous prend l’envie d’aller faire un tour dans la forêt amazonienne.
- bonjour, on peut faire une balade en forêt ?
- Vous arrivez juste au bon moment nous préparons une sortie de deux jours pour demain…
- ?... ?
- Ça vous intéresse ?
- Ben…heu… anniversaire…euh…pas prévu… (vous remarquerez notre capacité de décision toujours aussi réactive et structurée)
- Bon, puisque vous êtes d’accord, rendez vous demain matin à 8 heures.
En attendant le grand départ amazonien, nous installons le Land sur le terrain de foot de la communauté de Shiripuno où nous découvrons que le sens de l’expression « tourisme communautaire » n’est pas que du marketing. L’esprit communautaire existe réellement dans ces villages « indigènes » aucune connotation péjorative dans ce mot au contraire il détermine une antériorité par rapport aux colons européens. Il se traduit souvent par la gestion en commun des espaces publics. 2 fois par mois les hommes du village « tondent » le terrain de foot à la machette alors que pour les femmes, c’est l’entretien des chemins. Tout ça pour dire que l’expression communautaire prend ici tout son sens. Là où ça devient moins clair, c’est autour des projets touristiques. Pour pouvoir accueillir les touristes dans un cadre correspondant à leurs attentes, il faut commencer par construire des cabanes de bambous dans les arbres éloignées du village où vivent les indiens dans des maisons en parpaings avec télé, chaine hifi (à fond le reggaetón) et groupes électrogènes. Il faut ensuite que les indiens ressemblent à des indiens. Pour accueillir les touristes, on tombe le jeans et le T-shirt pour enfiler l’habit traditionnel abandonné depuis les grands parents. Il n’y a qu’une chose dont on ne puisse se débarrasser, c’est le portable ! Une fois la mise en scène effectuée, tout se passe au mieux, l’occidental est conforté dans sa lecture de Rousseau et la communauté indienne améliore son niveau de vie. Disneyland n’a rien inventé ! Sans vouloir généraliser, est ce que le touriste occidental ne pourrait pas attendre du contemporain pour laisser aux musées des traditions d’un autre temps ? Problème complexe que nous avons eu la chance d’entrapercevoir grâce au terrain de foot/camping qui sert de transition entre le village touristique et le village d’habitation. A chaque passage, d’un univers à l’autre, les indiens en profite pour dire bonjour aux français, visiter le Land et demander si rien ne manque, bref ça circule dans le Land…
Après ces propos quelques peu lénifiants et défonceurs de portes ouvertes, nous voilà donc de bon matin bottés dans une pirogue en train de descendre le Napo. Encore une fois, la nature nous met une bonne claque et nous remet à notre place. On se sent lilliputiens devant ces arbres gulliveriens, on se sent démunis pour pénétrer cette végétation si dense, on se sent nager comme une clé de 12 dés qu’on se plonge dans les courants du Napo…La nature est plus docile du coté de Viré !
Nous avons eu la chance d’être accompagné par un jeune guide nous présentant les coutumes anciennes et les différents aspects de la forêt, mais aussi les problématiques sociales, politiques ou économiques actuelles. Journée bien remplie et enthousiasmante malgré la visite d’un zoo tout naze… C’était pour nous la première fois que nous randonnions dans une forêt équatoriale aussi chaude et humide. Éloi, fidèle à ses habitudes décide que marcher est fatiguant (comment ça on transpire rien qu’à écrabouiller le millionième moustique ?) c’est donc en père-courage que je terminerais la rando de 3 heures à le porter au milieu des anacondas, tarentules et autres guépards. Quel père formidable ! Bon je crois que je vais en rester là pour l’autocongratulation…
Le soir venu, c’est avec un gros gâteau à la crème tout à fait adapté à Émilie, au climat et au lieu que nous chanterons à tue-tête un bon anniversaire à Émilie. C’est donc pour toutes ses bonnes raisons qu’Émilie n’a pas croulé sous une montagne de bijoux et de chaussures. Comment ça ? J’aurai monté cette « expédition » juste pour masquer le fait que je n’avais pas de cadeaux ? De toute façon, un anniversaire il y en aura un l’année prochaine aussi ! Heureusement, Émile a passé la journée à orpailler pour pouvoir offrir de l’or à sa mère…
Bon, je commence à cuire ici, il fait 37° à l’intérieur du Land et 35° sur la plage de Mompiche. Les rouleaux du Pacifique quant à eux doivent bien être à 28°. J’enfile mon maillot et je vous embrasse. Du haut de sa bouée canard, Émilie remercie tout le monde pour les messages d’anniversaire.
Des photos, des photos...
sam
20
fév
2010
Notre vie de routiers
Il y a un sujet que l’on a assez peu abordé jusqu’à maintenant mais qui pourtant nous occupe de longs moments voire de longues journées : LA route. Parce qu’il faut bien dire que pour ce genre de voyage il faut soit aimer FAIRE la route soit être un brin maso. Pour vous donner un ordre d’idée, il peut nous arriver comme récemment de rouler plusieurs jours du matin au soir (et oui on dort quand même un peu). Je vous entends déjà poser la question suivante mais que peuvent-ils faire durant tous ces trajets ? Et les enfants ?
A notre grande surprise, pas une fois les enfants n’ont demandé à ce qu’on arrête de rouler. Il arrive même parfois qu’ils demandent des départs anticipés. Le Land représente leur maison, leur chambre, leur salle de jeu, leur école, leur salle de bains (sauf pour Éloi), leurs cabanes et tant d’autres choses que pauvres adultes que nous sommes ne pouvons même pas imaginer.
Tous à l'avant !Lorsqu’ils ne sont pas à l’arrière pour jouer ou dessiner, il faut dire qu’ils sont dans la cabine avec nous, on devrait plutôt dire contre nous. En effet, pour ceux qui n’auraient pas eu l’honneur de visiter notre château-studio, il n’y a que deux sièges à l’avant c’est donc les genoux de maman, l’épaule de papa, le ventre de maman… qui font office de siège auto. Que demander de plus ?
Une grande occupation depuis notre investissement dans une radio MP3 reste la musique. A chaque rencontre, nous pouvons glaner quelques morceaux aux uns et aux autres et les découvrir sur la route. Les grands vainqueurs de ces échanges musicaux restent Fred, Béné et leurs enfants qui ont réussi à nous refourguer le lac Titicaca par Vincent Malone que les enfants nous réclament en boucle.TITICACA.mp3
Fichier Audio MP3 [2.1 MB]
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C’est aussi sur la route (lorsque nous sommes tous les deux à l’avant) que nous évoquons nos projets pour le retour (voire au-delà)… Et puis quoi encore vous croyez qu’on va vous en faire part. L’exhib’ blogien a ses limites tout de même. Quoique pour ceux qui suivent attentivement nous en avons déjà évoqué au moins un.
Une des activités principales reste tout de même la découverte des décors et des modes de vie. Ca pourra surprendre les plus écolos d’entre vous mais à nos yeux en faisant la route on a la sensation de s’immerger dans les paysages. La traversée des villes aussi apporte son lot d’information, le type de conduite, les modes de déplacements, les échanges économiques… Et on ne fera pas de classement sur les différentes conduites des pays traversés !
Après ces quelques digressions routières, quelques mots tout de même sur notre parcours. Pour rejoindre Lima, nous avons traversé un désert de dunes en bord de mer, Paracas. Les enfants (et un peu moi) se sont payés de bonnes tranches de rire et de remplissage de pantalon avec le sable en dévalant des dunes qui feraient rougir de honte celle de Pyla. De Lima, nous sommes remontés dans la vallée de Huarraz, un petit séjour à plus de 3000 m et une redescente « inondée » par le cañon del pato. Au passage, un petit carnaval dans un village de montagne. Une pause à Huanchaco, un bain dans les rouleaux du pacifique, la visite de ChanChan et nous voilà en équateur. On vous garde nos impressions sur ce pays « du milieu » et tellement Nellyen pour le prochain post.
Des photos, des photos...
mer
10
fév
2010
Machu sans Picchu
Pour réussir à nous faire quitter le Titicaca tant apprecié, il nous aura fallut au moins les eaux et boues chaudes de Agua calientes. Après un sauna volcanique aux herbes écourté nous reprenons la route en direction Pikillaqta qui nous fait entrer dans la région de Cusco et ses trésors archéologiques. Étant des touristes structurés, nous allons donc faire les visites en ordre chronologique : Pikillaqta site Pré-inca puis Tipón, terrasses Inca où s’exprime toute la grâce de l’architecture militaire de cette civilisation de conquérants. En redescendant du site, une petite faim nous tenaille, c’est dans un restaurant familial, populaire et dominical que nous dégusterons nos premiers cuy (prononcez couille !). On en envoie sous pli discret au premier qui nous donne la traduction en français dans les commentaires.
Avant de rentrer dans Cusco, nous découvrons les ravages des inondations dans la région des villages entiers restent sous l'eau même après une semaine. Les murs des maisons pour la plupart en torchis ont été emportés, ne restent plus que les toitures posées à même le sol vaseux.
Mon nouvel amiCusco est une grande ville (la 3ème du Pérou) très touristique en temps normal. L'impossibilité d'accéder au Machu Picchu pour cause d'inondation a donc logiquement fait fuir la majorité des touristes. Cusco est une vieille ville pleine de ruelles certes somptueuses et pleines de charmes mais impossible à stationner. C'est donc à force de tourner en ville que j'ai réussi à griller un feu rouge et prendre un sens interdit devant le même flic ! Il finit par monter dans le Land pour nous trouver une cocheira (parking) capable de nous abriter. Tour de manège pour lui avec un comme seule amende pour nous, le prix de sa course en taxi pour son retour.
La route du retour pour Lima (1000 kms tout de même) ne fût pas de tout repos. Plus nous avancions, plus les discours étaient alarmants sur l'état de la route. Après quelques hésitations, nous
nous décidons à tenter la route. Environ une dizaine de section de la route se sont effondrées dans le fleuve. A chaque fois, beaucoup de travaux sont nécessaires et donc de longues attentes pour
nous. Malgré tout, nous sommes à Lima au bout de trois jours. Bravo à SurVial (la DDE privée locale) pour la vitesse et la quantité de travail.
Je vous laisse car les enfants réclament une promenade dans les montagnes de Huaraz à 3000 m par 25° !
Des photos, des photos...
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dim
31
jan
2010
Du Poopó au Titicaca…
Au vu de l’absence de commentaires sur mon dernier post surement trop réac’ et éditorial, je reprends les choses de façons plus chronologiques. Surtout qu’en y repensant, ce post ne transmettait pas assez les instants extatiques que nous ont procurés le sud Lipez et le salar. Je me corrige donc aujourd’hui en vous racontant tout le bien que nous pensons du lac Titicaca et de cette partie de la Bolivie que nous avons tant aimés.
Le premier contact avec les boliviens fut pour nous à Uyuni où nous avons trouvé des marchés où l’on ne sait pas exactement ce qu’on achète mais qui nous envahit de ses couleurs. Les femmes chapotées et juponnées sans aucun complexe. Bref du dépaysement…on adore. Il faut bien dire que ce dépaysement nous avait un peu manqué en Argentine et au Chili. Après l’épisode salar, nous avons quittés Régis & Virginie sans larme car nous sommes des durs !
Nous sommes ensuite remonté en direction du lac Poopó que nous n’avons fait qu’effleurer. Le titre de ce post est donc un peu tiré par les cheveux, mais il a tellement fait rire les enfants qu’on ne pouvait s’en priver. La ville d’Oruro que nous atteignons de nuit avec toutes les joies de la circulation urbaine, Bolivienne et nocturne se présente malgré tout sous ses plus beaux atours en nous offrant une cantine familiale et populo comme on les aime. Le lendemain de bon matin et sans shampoing depuis 15 jours, j’ai offert à la tondeuse du coiffeur ma toison qui en avait grand besoin. La bonne surprise fut de retrouver le même choix de coupes qu’aux Philippines : quatre jolis croquis sur lesquels ne varie que la longueur sur les oreilles. Une fois passés les soins esthétiques, nous avons repris la vie de camionneurs en réussissant tout de même à nous perdre dans La Paz le jour de l’investiture d’Évo Moralès ! Malgré la brillante absence de GPS, nous voici tout de même bivouaquant sur le parking du site de Tiwanaku.
Après une visite plus que pluvieuse du site pré-inca, nous repartons en direction de Copacabana à la découverte du fameux Titicaca. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les vestiges de Tiwanaku, comme d’hab’, clic-clic sur wikipédia qui en parlera sûrement bien mieux que moi… Le Titicaca donc, nous l’avons rencontré au détour d’un petit col dépassant à peine les 4000 mètres (Ben oui, nous on a FAIT le sud Lipez alors on ne s’étonne plus de ce genre d’enfantillages). Au premier abord, je dois avouer, contrairement à Émilie que je ne suis pas tombé sous le charme. C’est seulement lorsqu’il nous a fallut prendre une sorte de barge dans un port hyper actif que j’ai compris toute la vitalité et l’intensité humaine qu’il représente.
L’arrivée à Copacabana se fait dans une ambiance de festival. Non pas que nous soyons sur la fameuse plage de Rio mais parce que la vierge de la cathédrale apporte bénédiction aux nouveaux propriétaires de véhicules en tous genres. C’est ainsi qu’on peut voir tous les matins le prêtre bénir moult voitures mais aussi motos, bus, camions, tracteurs et autres niveleuses… Tout ceci étant prétexte à arroser le tout dans la bière, on se retrouve dans une ville à mi chemin entre Lourdes et la fête à Neuneu, ça bouge ! La météo à peu près déplorable, ne nous a pas incitée à visiter les iles avoisinantes. Par contre, le prix de l’essence en Bolivie nous a permis de rencontrer dans une station service (sans carburant) la famille Renault, grâce à eux, nous allons pouvoir passer une soirée avec une autre famille voyageant eux aussi en Land. Malgré le dépaysement fourni par la Bolivie, c’est entre français que nous allons passer une « sacrée soirée ».
En quittant Copacabana, nous arrivons au Pérou, immédiatement, Émile et Éloi y reconnaissent les motos-taxis à trois roues qui ont été nos compagnons Philippins ! Sinon, dans cette partie du pays nous ne notons guère de différence avec la Bolivie mis à part le chapeau des femmes qui se colorie de pompons et l’essence qui s’achète en gallons. Nous longeons toujours le lac Titicaca (185 kms tout de même !) pour faire une étape à Puno, grande ville sans commerce d’envergure donc tout se passe dans les marchés, des odeurs, des couleurs, du bruit… (non non, je n’ai pas dit le bruit et l’odeur) Encore une chouette ville. La visite des iles flottantes d’Uros est par contre bien plus policée et surorganisée. Malgré l’ingéniosité des Uros pour construire leur village flottant, nous n’arrivons pas à entrer dans le scénario qu’ils nous proposent. Sous le soi disant roseau du bateau, apparaissent les boudins du Zodiac et derrière la mignonne façade du village les bouteilles de Coca flottent.
Nous avons préféré et de loin la presqu’ile de CapaChica qui s’avance dans le lac au bout d’une piste à peu près défoncée. Nous y avons trouvé la plage à 3800 m : la playa de Ccotos. Au milieu d’innombrables parcelles de Quinoa et de pommes de terre multicolores, des femmes en tricornes pleins de pompons nous envoient de grands bonjours, les hommes arrêtent leurs travaux pour saluer eux aussi. C’est à qui fera le plus grand sourire et l’accompagnera du plus large salut. Vous allez dire que je me répète mais là, on a vraiment ADORÉ !
Après toutes ces belles images, nous quittons LE lac pour rejoindre Cusco où les inondations ne permettent pas de rejoindre le Machu Picchu, nous vous raconterons donc au prochain épisode Cusco sous les eaux et sans son joyau.
Des photos, des photos...
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dim
24
jan
2010
Au pays des backpackers et autres mochileros
Sur le papier, San Pedro de Atacama possède tous les atouts pour un séjour des plus passionnants : un salar, des oasis, des volcans a plus de 6000 m, des lagunas multicolores, pléthore de flamants, le tout à l’altitude globulante de 2500 m et surtout, la porte d’entrée du sud Lipez, d’Uyuni et de la Bolivie.
Seulement, voilà, dés l’arrivée dans un magnifique San Pedro tout de Pisé et d’Adobe (n’ayant toujours pas compris la différence, je case systématiquement les deux) nos regards ne portent pas seulement sur la magnifique église blanche mais sur les cohortes de backpackers néoroutards. Chapeaux de feutres déformés laissant dépasser quelques locks, pantalon thaïlandais et tongs d’Ipanema, les voilà tournant dans la ville à la recherche de l’auberge la moins chère. Nous avons tous en tête l’image de ces Japonais qui portent toujours le même déguisement de touristes et affectent les mêmes attitudes de la tour Eiffel à Angkor en passant par Ushuaïa. Et bien voilà la nouvelle génération, leurs sites sont un peu différents : « Khao San road »,San pedro de Atacama, « Vang Vieng » ou Uyuni. A l’identique de leurs collègues nippons, ils doivent FAIRE ces spots mondiaux et comme les tokyoïtes, ils portent la même tenue en tous lieux et adoptent la même attitude pseudo décontractée. Tout cela pourrait être bien mignon à mes yeux sans la marchandisation. En effet, après avoir parcouru des dizaines de kilomètres dans la ville armés de leur sac à dos pour économiser quelques centavos sur leur chambre, les voilà en train d’acheter dans une agence de tourisme un tour « aventure extrême » à grands renforts d’Amex Gold ! Ben oui, lorsqu’il s’agit de FAIRE le sud Lipez on ne regarde plus à la dépense.
Tous ces aventuriers de l’extrême, nous les retrouverons sur notre route, car n’ayant pas plus d’imagination que les agences de voyages nous suivrons les mêmes pistes du sud Lipez au salar d’Uyuni. Notre seul atout sera le temps, là où nos aventuriers en tour operator se font klaxonner par leur chauffeur au bout des 5 minutes réglementaires à chaque étape nous pourrons rester sur place pour une nuit ou plusieurs heures… 5 minutes à chaque étape, c’est court pour nos mochileros, mais c’est suffisant aux chauffeurs pour s’envoyer des bonnes rasades d’alcool de Coca. Regardez l’état des pistes sur les photos et imaginez un peu la sécurité avec des 4x4 défoncés, surchargés de nos jeunes aventuriers et conduits à fond par nos chauffeurs à 2 grammes ! Pour rappel, tout ceci se déroule entre 4500 m et 5200 m !
Après ce petit discours de camping-cariste réac’ (ben oui, je dois vieillir ?), il faut bien dire que le sud lipez et le salar d’Uyuni restent des lieux vraiment incroyables comme vous le prouveront les photos.
Encore un petit mot pour vous dire que grâce à la famille d’Estelle & Arnaud, Émilie a trouvé le moyen de locomotion de notre prochain voyage… A vos suggestions dans les commentaires. Comme quoi, même au pays des backpackers, on peut faire de belles rencontres.
Pour combler le retard pris, voici quatre liens vers les photos de nos dernières étapes dans l’ordre chronologique :
- Atacama
Un aperçu du Parque de Tres Cruces
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Un aperçu d'Atacama
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Un aperçu du Sud Lipez
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Un aperçu du Salar d'Uyuni
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sam
16
jan
2010
Valparaiso : Montmartre…mais en mieux !
Pour ceux qui suivent le blog, le quelque millier de kilomètres séparant la pluie du sud Chilien et le soleil de Valparaiso comprendront à quel point ils ont été vite avalés. Question météo, nous n’avons pas été déçus ! Question mirettes non plus, nous avons découvert Valparaiso, ville sur laquelle nous n’avions aucun a priori du fait d’un oubli total de lecture du lonely planet.
Pour justifier un peu le titre du post, Valparaiso comme Montmartre est bâtie sur des collines là où il n’y en a qu’une à Paris, on en trouve des dizaines ici.
Pour les funiculaires, n’en parlons même pas, le jour où la RATP fera classer le sien au patrimoine mondial on pourra à peine en discuter tellement ils sont nombreux, colorés et brinquebalants.
Les couleurs aussi ratatinent l’uniforme gris de la modeste butte parisienne, ici pas une maison n’est capable d’aligner une couleur identique à sa voisine. La tôle restant le matériau majoritaire, même la rouille en devient couleur.
Une évidence, mais bon je n’en suis plus à une lapalissade près, à Valparaiso, le Pacifique a eu le bon goût de venir baigner toutes ces collines colorées.
L’argument final et total en faveur de Valparaiso reste de toute façon l’absence de cette meringue de sacré cœur !
S’il y’en a un qui ne me trouve pas objectif après ça, qu’il me dénonce dans les commentaires.
Pour justifier à la fois les retards du blog et la sobriété de ce post, sachez très chers lecteurs à quel point je prends sur moi pour vous transmettre ces petites impressions chiliennes. A l’heure où je tapote, il fait 32 ° dans le land, au moins 40° sur le salar d’Atacama et 20° dans la laguna de Cejar où les Réjou-lander’s barbotent. Mais bon tout ceci fera l’objet du prochain post…
mar
05
jan
2010
Sur la Carretera Austral
THE Fitz RoyComment vous racontez en quelques mots la plus belle route que nous ayons empruntés jusqu’à maintenant sans tomber dans les clichés de cartes postales à la guimauve? J’avais bien pensé vous refaire le coup des photos qui expriment mieux la beauté des paysages que ma prose, mais l’ayant déjà pratiqué, je vais m’abstenir ! Alors, c’est parti pour un récit chronologique :
Les bienheureuxNous étions encore coté Argentin après avoir randonné « tranquillement » dans le massif du Fitz Roy (oui, oui, je suis devenu un grand sportif et parfois nous randonnons autrement qu’en 4x4) tout en devisant sur nos options routières à venir lorsque sont surgis de derrière un pont deux mochileros (backpackers) pouces tendus vers notre fier véhicule et grands sourires tendus vers nos 2 têtes blondes. Notre bonté d’âme légendaire nous a poussés à « charger » Brégis & Berginie. C’est donc à 6 que nous attaquons les quelques 500 Kms de Ruta 40 qui nous mènent jusqu’à Barjo Caracoles, le paso de Roballos puis les 800kms de carretera austral jusqu’à Chaiten.
Lago del DesiertoAvant de quitter El Chalten et le Fitz roy, nous décidons d’aller bivouaquer au bord du Lago del Desierto rien que pour son nom ! Et il ne nous a pas déçu, des glaciers qui descendent des sommets, une eau variant de l’opale au brun foncé et le Fitz Roy qui surveillent tout ça avec son air hautain.
Ruta 40, terre de contrastesLa Ruta 40 qui nous mène jusqu’à Bajo Caracoles est très roulante avec même quelques tronçons asphaltés. C’est une piste large, bien nivelée qui traverse l’altiplano central à environ 1000 m d’altitude. Ses grandes étendues planes permettent de profiter d’une lumière souvent irréelle avec un plafond de nuages noirs bien épais mais la lumière rasante et orangée d’un coucher de soleil lointain : certains trouvent ces paysages plats et vides, nous on adore !
Il y a foule au BivouacArrivés tard à Bajo Caracoles nous profiterons d’un bivouac sur le terrain de foot tout contre le générateur du village qui nous fera l’honneur de ronronner toute la nuit. De cette somptueuse bourgade, nous quittons la ruta 40 direction le Chili par le paso Roballos. La traversée se fait sur le dos d’une petite cordillère. Entre lacs et vigognes, nous trouvons la frontière avec ses bureaucrates et sa barrière perdue au milieu des montagnes. Coté chilien, nous bivouaquons toujours entourés de vigognes.
Crédits photo : RégisNous y voilà ! C’est ici que nous retrouvons la carretera austral, la fameuse autoroute souhaitée par Pinochet pour relier le nord et le sud du pays (Plus de 5000 kms tout de même). Pour une autoroute, nous sommes gâtés : pas plus large qu’un de ces camions que nous croisons, des nids de poules nandous et des rochers en guise de revêtement. Mais nos regards ne restent pas longtemps sur la route, nous sommes tout de suite bluffés par les couleurs des paysages. Tout est presque trop contrasté et saturé, les rivières sont fluos, les fleurs sont flashies, les verts trop intenses et les rouges piquent les yeux. Gros coup de bol, malgré les conditions météo hyper changeantes dans ces régions, nous aurons grand soleil de Cochrane à Puerto Bertrand !
Crédits photo : RégisEntre Puerto Bertrand et Puerto Tranquilo, la pluie nous a rattrapée et dans ces contrées quelques peu australes, elle s’est avérée têtue puisqu’elle nous a laissée tranquilles seulement au bout de 8 jours et la bagatelle de 1500 kms. C’est donc avec un peu moins d’entrain que nous avons rejoint Puerto Cisnes pour y fêter Noël.
Un noël hors du communAu fin fond d’une route inondée et en travaux, nous arrivons à temps à Puerto Cisnes où nous avons rendez vous avec des familles croisées précédemment au cours du voyage. La famille Lebris et les smitou qui ont réussi à nous rejoindre malgré l’acharnement de Yan à vouloir rouler sans amortisseur. Nous voilà donc 8 adultes et 7 enfants sur la place principale d’un coin un peu perdu, sous la pluie un 24 décembre. En manque de maison, nous avons choisi de louer une cabaña (chalet) avec surtout un poêle à bois pour enfin sécher et fêter la venue du prophète. Coup de bol, le Père Noël à réussi à trouver les souliers d’Éloi et d’Émile ! Émile a même réussi identifier des empreintes du vieux barbu sur le pas de la porte!
le Land enchainéEntre ceux qui partent au sud, à l’est et nous au nord, nous revoilà tous les quatre sur la route en direction de Chaiten sans savoir si la route est ouverte suite à l’éruption du volcan en 2008. On tente le coup, on va voir… Malgré la pluie incessante, le vent et le froid nous avons découvert cette ville fantôme, complètement désertée de ses habitants. Certaines maisons sont recouvertes de plus d’un mètre de cendres ! D’autres ont littéralement été emportées par des coulées de cendres et restent échoués au milieu de la baie envahie elle aussi par les cendres : apocalyptique. Par contre, si vous voulez voir cela, il faudra venir sur place la météo empêchait toute sortie photographique. C’est en arrivant dans ces lieux désolés que nous apprenons que la route qui poursuivait vers le nord n’a pas été réparée et que notre chemin s’arrête là. Heureusement, une liaison maritime existe pour rejoindre Puerto montt et donc le reste du Chili sans avoir besoin de repasser par l’Argentine nous évitant ainsi un léger détour d’environ 750 kms !
Contre vents et maréesNous voilà donc toujours sous la pluie battante à attendre un bateau qui se révélera être plutôt une barge qu’un navire de croisière. En guise d’accueil, les membres d’équipage de la croisière s’amuse attachent le Land à grands renforts de chaines et de treuils, rien que çà ! Il est 20 heures et nous sommes censés arrivés le lendemain matin. Envisageant une nuit d’enfants vomitifs dans nos 3m² j’interroge les forçats des chaines sur l’état de la mer : « pas trop calme mais on a connu pire » fut la réponse la plus rassurante qu’ils avaient en stock. Nous voilà donc en train de faire du bateau dans notre Land ! Dés la sortie de la baie, nous avons pu apprécier à sa juste valeur la force des chaînes nous retenant à la barcasse. Dans ces régions le Pacifique aidé par des cieux peu cléments en s’engouffrant dans les fjords et autres détroits crée des vagues désordonnées d’au moins 3-4 mètres de haut. Le plus impressionnant dans tout ça restant les bruits métalliques du bateau lorsqu’il tombe au fond d’une vague. N’ayant peur de rien, nous attaquons un bon repas de pates (mon dieu que c’est original) et direction dodo en espérant ne pas choir de nos « bannettes ». Dans la série des bonnes blagues, nous avons même réussi à embarquer de l’eau de mer dans le Land à force de se faire balayer par les vagues (bon d’accord, on a des fuites dans la capucine mais quand même) !
Après cette nuit agitée et iodée, nous sommes arrivés à bon puerto, celui de Montt en l’occurrence. Malgré tous nos efforts pour filer vers le Nord, la pluie nous poursuit toujours. C’en est trop cette fois ci, aux grand maux les grands remèdes, l’autoroute nous tend les bras : nous filons d’une traite jusqu’à Valparaiso dont nous vous parlerons au prochain post.
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Oui, je sais la carte de notre trajet n'est plus à jour, dés que je mets la main sur un googlemaniac je corrige ça.
mer
30
déc
2009
Scotchés au glacier
Depuis Ushuaïa où nous vous avions laissés au milieu des touristes fortunés et antarctiques, nous avons fait un bon bout de chemin puisque nous avons, en quelques jours seulement :
- traversé la terre de feu Argentine
- fait le plein de pâtisseries à Tolhuin
- passé 6 frontières
- explosé un pneu
- rempli nos mirettes de Toninas (à vos commentaires, le premier qui trouve de quoi je parle a gagné)
- traversé le détroit de Magellan (tout comme si on était des aventuriers !)
- acheté de nouvelles chaussettes pour le Land à Punta Arenas
- découvert qu’au Chili il existe des régions aussi lassantes que la pampa Argentine
- admiré l’Irlande andine à Puerto Natales
- réussi à rater le parc de Torres del Paine avec ses treks de malades
- retrouvé notre chère piste 40 a son extrémité australe (on en a fait des bornes depuis son point le plus septentrional
- rejoint Delphine à El Calafate
Nous étions donc un peu à plat (malgré nos pneus tout neufs), pas facile la vie du voyageur ! Merci de nous plaindre.
C’est donc à El Calafate que nous avons réalisé une anthologie de franchouillardise. Imaginez plutôt, nous nous sommes retrouvés à plusieurs familles françaises à faire des courses à base de baguettes, saucisson et vin rouge en attendant la fermeture du parc national des glaciers afin de pouvoir resquiller le prix de l’entrée tout en râlant sur le nombre de touristes. Voilà un joli concentré de clichés Bidochon aux antipodes, non ?
Une fois arrivés, le pique nique fut fameux, seuls face au glacier un sandwich dans une main et un verre de vin dans l’autre, le glacier nous accueille de ses premières explosions et craque de toutes parts. Il a l’unique particularité d’avancer de plusieurs mètres par jour et donc de se fracasser d’autant en arrivant sur son point bas. Le résultat est un concert de craquement pour les oreilles et un festival de chutes de murs de glaces dans les eaux turquoises du lac pour les yeux. Le lendemain, on se prend au jeu et nous resterons une grosse partie de la journée à essayer de deviner où va-t-il pouvoir craquer ? Nous pensions ne faire qu’un bref séjour et nous y sommes restés une semaine. Scotchés au propre comme au figuré…
Un peu en avance même si ça ne se fait pas :
bonne année à tous !
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mer
30
déc
2009
Delphine à El Calafate

Nous nous sommes donnés rdv le 11 décembre dans cette ville proche du glacier Périto Moreno et cela il y a quelques mois (nous ne savions pas si nous serions dans ce coin là de l’Amérique du sud en décembre);Nous avions mis un petit coup de turbo pour pouvoir rencontrer Delphine ! Elle est mon amie d’un certain nombre d’années « datant du collège » ! Elle est précieuse pour moi.
Retrouvailles surprenantes et magiques dans ce pays que nous aimons réciproquement ! Nous décidons de nous retrouver le lendemain pour une surprise nous dira t’elle ? Ça tombe bien on adore ça : repas dans une estancia ou l’on pratique la tonte des moutons, de l’équitation (sur la route du glacier au bord du lac). Repas plein de soleil et moment inoubliable ! Merci encore à toi Delphinette de nous avoir accordé de ton temps au milieu de ton « ambiance allergisante » ! Puis nous avons fait une magnifique promenade à cheval tous les quatre !
Après pleins de bisous à Delphine nous traçons au glacier Périto Moreno !
mar
15
déc
2009
Douanes et douaniers

Au fur et à mesure que nous gambadons sur ce continent, forcément nous avons eu à faire noircir quelques pages de nos passeports à grands coups de tampons. Avec un regard parfois amusé, mais parfois écœuré voici un petit florilège de nos démêlées douanières :
A fond les douaniersTout d’abord, petite histoire drôle à l’usage des néo libéraux. Pour sortir de terre de feu, étant en Argentine il est impossible d’éviter quelques centaines de kilomètres au Chili pour pouvoir re-rentrer en Argentine sur sa partie continentale ― comment ça, qu’entends je ? Certains lecteurs ne savaient pas que la terre de feu est une ile ! ― Théoriquement, un poste frontière plein nord où tous les argentins passent. A force d’user mes petits yeux sur la carte, j’aperçois une piste qui pourrait nous faire passer coté chilien en nous évitant de revenir sur nos pas. Nous prenons des renseignements à l’office du tourisme comme au poste de police : No problemo, ça passe il y a un poste frontière… En route pour une centaine de kilomètres de piste splendide quoique vide et nous voilà au paso Bella Vista ! Accueil chaleureux mais avec une petite pointe de gène dans le regard par l’ensemble du staff au grand complet : 2 policiers des services de l’immigration, 2 douaniers et 2 gendarmes. Toujours prompt à dégainer du passeport, me voilà tendant ma liasse à la troupe. La gêne augmente et la vérité sort de la bouche du plus gradé et elle est moins brillante que ses galons. Il n’y a juste pas de douane coté chilien. Et oui, Kafka est venu semer son humour jusqu’ici. En insistant un peu, ils ne posent aucun problème à nous faire les démarches de sortie d’Argentine mais que faire une fois administrativement sortie d’Argentine sans possibilité d’entrer au Chili ? Dépités, nous décidons de bivouaquer sur place, habitués, ils décident de retourner à la belote… BellaVista pour qui ?

Ensuite, moins drôle pour Émile mais moins coûteuse pour la contribuable Argentin. Le chili est un pays très strict au niveau phytosanitaire chaque véhicule est soigneusement inspecté interdisant tout passage de produits non pasteurisés ou vivants. Émile avait trouvé sur les hauteurs d’Ushuaïa un bâton multifonction qu’il trainait partout depuis. C’était aussi bien un bâton de marche qu’un engin de guerre ou un cheval au gré de son imagination… Bref, il y était attaché à son bâton du bout du monde !
A l’approche de la douane chilienne, on vrac encore un peu plus (si c’est possible) le Land histoire de planquer le miel et autres denrées hautement toxiques. En route pour la paperasse avec mes deux blonds, j’ai toujours l’espoir vain d’amadouer un douanier à grands coups de sourires d’enfants… Attente réglementaire, retour à la case départ pour cause de manque de formulaire B22 et nous voilà prêt à nous faire fouiller le Land moins d’une heure montre en main ! Jusqu’au moment où une charmante fonctionnaire du service phytosanitaire aperçoit la transgression totale : Émile est en train d’améliorer le fonctionnement du scanner high-tech à grands coups de son fameux bâton ! Mais le problème n’est pas le scanner mais le bâton ! Il n’est pas suffisamment sec pour être considéré comme mort il est donc interdit « d’importation » au Chili. Il ne me reste plus qu’à traduire les aboiements à Émile au milieu de son gros chagrin. Le plus difficile restera d’expliquer plutôt que de traduire. Petit soulagement de fanfarons qui ne connaissent pas le castillan, nous avons lâchement et copieusement insulté en français le douanier venu inspecter le Land.
Heureusement, ces anecdotes concernent des pays exotiques et fort éloignés de cette France où tout cela ne pourra bien sûr jamais arrivé.
mar
15
déc
2009
Ushuaïa par émilie

On dit le « bout du monde » et non la fin du monde c’est plus positif ! Et oui comme dit Émile si on est tout en bas de la terre mais pourquoi on ne tombe pas de ce globe ?

Comment vous dire la terre de feu c’était beau et froid ! Tourisme international : tous les continents sont représentés dont beaucoup de français ! Mais ce défilé de mode de tenue technique nous a lassé ! Même pas beaux ces touristes.

Lors d’une ballade avec Émile nous sommes tombés nez à nez avec un zorro (renard) « c’était incrrrrrrroyable » ! Des castors, des canards et de nombreuses bestioles qui volent !!!

Des couleurs aux contrastes étonnants qui se mélangent entre mer et neige !

Émile et Eloi veulent faire du ski et oui ils ont enfilés les moufles et en plus il y a un télésiège (un fils à siège comme dit Eloi) mais nous tentons plusieurs fois de leur dire que c’est l’été en ce moment à Ushuaia .La présence de la neige et les 4° qui pointe le bout de son nez ne nous permettent pas d’imaginer l’hiver dans ce bout du monde. « Le bout du nez très froid »

Visite du musée dans une prison ; galerie d’art dans les cellules, c’est étonnant non !

En quittant cette terre de feu et oui notre première crevaison « le bout du pneu » .Les moutons et les vigognes étaient au spectacle des réparations. Quelle star ce mécano.
Encore plus de photos en cliquant ICI.
jeu
10
déc
2009
Ils sont trop choux ces pingouins !
Par Émile :
Heureusement qu’ils ne volent pas sinon, on aurait des crottes de pingouins partout.
J’aime bien quand ils crient comme ça :
Par Bertrand :
Bon, vous nous connaissez, blasés que nous sommes, en plus, après avoir fait notre colocation avec les baleines. Aller voir des volatiles, certes noir & blanc, c’est bien pour faire plaisir aux enfants ! Tout faux les parents. Il a fallut que des gardes parcs nous extraient de la béatitude dans laquelle ces charlots australes nous avaient plongés. En fait, pour de vrai, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Nous sommes donc arrivés complètements « open mind ». Au détour d’un chemin, nous croisons le premier spécimen et là, c’est la révélation. Ils sont ridiculement attachants. Tout d’abord par leur taille, on cherchait un manchot royal, on tombe sur un gros pigeon austral ! Mais un pigeon qui se tient debout ! Leur démarche contribue elle aussi au ridicule, ils sont tellement gauches qu’on se dit qu’ils vont tomber… c’est le cas ! Ils se gamellent littéralement dans leur terrier. Ah oui, j’ai oublié de vous dire ce sont bien des oiseaux, mais incapable de faire un nid. Donc, nous nous moquons tranquillement de notre premier pingouin puis avançons vers leur zone urbaine. Au détour d’une dune, on tombe sur leur HLM et là, on trouve une jolie illustration du « bruit et l’odeur ». Des milliers de pingouins à l’horizon, à touche-touche bréant comme des ânes et fientant comme des pigeons (on y revient). C’est suffoquant, pas par l’odeur comme vous auriez pu le croire mais par le nombre, c’est les plages de Normandie en juin 44. Nous restons fascinés par ce « paysage ovipare » puis passons en mode macro pour nous apercevoir que chaque terrier est occupé par une mère soit en train de couver soit en train de donner la becquée à ses petits : trop chou comme disent les enfants depuis qu’ils ont croisés le vocabulaire de Léna. Trop mignon je vous dis, le père va chercher du poisson pour l’offrir à sa belle qui le mastique et le digère avant de le déglutir dans le bec des petits. Pour réaliser cette opération ragoutante, les pingouineaux (ben oui, je ne sais pas comment on dit alors n’hésitez pas à éclairer mon ignorance dans les commentaires) enfonce son bec et sa tête dans l’estomac de la mère, très classe, mais contrairement à ce qu’on peut croire tellement attendrissant. Bref, nous voilà à quatre pattes le nez dans le guano à observer mère nature lorsqu’un garde parc vient nous dire gentiment sur le ton doucereux d’un infirmier psychiatrique « va falloir y aller mon p’tit monsieur »il m’a semblé lire dans ces yeux « il veut une petite pilule bleue ? ». Va falloir faire un stage urbain au plus tôt sinon je vais finir écolo…
C’est mal parti, la suite du voyage nous emmène à Ushuaïa, je suis poursuivi par Nicolas Hulot.
Encore plus de photos en cliquant ICI
PS : pour les accrocs des Baudchon et de leurs Baudchonneries, Christian fait vraiment tout pour ne pas mettre à son jour son blog. Il en est même arrivé à asperger son magnifique macBookMachin de jus d’orange afin d’avoir un bon prétexte pour ne pas écrire ! Certains pingouins l’ont même entendus accuser sa blonde descendance.
mar
01
déc
2009
Des baleines à l'apéro

Baleine franche australe : nf mammifère marin vivant dans les eaux de l’hémisphère australe… Et puis non, tout ça vous le trouverez sur wikipédia comme tout le monde, ça m’évitera un copier/coller !
On aurait aussi pu vous dérouler la chronologie de nos visites baleinières mais ça n’aurait sûrement pas transmis toute la puissance de ces moments. Non, le meilleur moyen reste d’aller droit au but et de vous raconter un des points culminants de ces rencontres.
Le décor : une grande baie certes un peu paumée mais grandiose la baie de Pardellas (merci les vadrouille en combi)
Les personnages : 5 enfants qui font des aquariums et 6 adultes encore un peu dans l’enfance qui trinquent derrière leurs jumelles. Ben oui, nous n’avons toujours pas réussi à semer la famille Baudchon et se sont joints à notre petite troupe Maurice et Sylvie voyageurs au long cours en Toyota.
Le temps : un coucher de soleil qui n’en finit pas. Et oui, sous ces latitudes australes l’astre solaire commence à rosir le ciel à 20 h et ne s’éteint totalement que vers 22h30 ! Certes ça fait des apéritifs à rallonge mais ça a une sacrée gueule…
Maintenant que vous visualisez la scène, l’action : venant de terre, un grondement sourd et rauque digne du meilleur Land qui soit. Venant de mer, un souffle profond et long digne de la meilleure baleine qui soit. Nous attendions effectivement deux événements majeurs dans nos petites vies de touristes : la venue de Yann, Annabelle et leurs filles et le non-départ des baleines. Tout d’un coup, nous ne savons pas où donner de la tête les baleines ou les Dabo, la plage ou la mer, souffles de baleines ou échappement landesque… Ce sont finalement les baleines qui auront le dernier mot en entonnant un chant incroyable pour fêter cette arrivée. Les baleines resteront à quelques mètres de nous toute la soirée, les Dabo resteront à quelques mètres de nous toute la semaine.
Voilà en quelques mots un des moments forts de l’épisode baleines mais il y en eût bien d’autres comme celui où nous sommes allés à leur rencontre en bateau.
Et comme d’habitude, un peu de teasing en fin de post, la prochaine fois, on vous raconte les pingouins…
Des photos
mer
25
nov
2009
Des perroquets en Patagonie !

Après quelques nuits de bivouac à Carmen de Patagonie, nous avons posé nos roues pour quelques jours sur la plage d'El Condor. Nous pensions juste passer quelques jours tranquilles à visiter une station balnéaire hors saison comme on les aime, pas du tout ou plutôt pas seulement, nous y avons découvert une modeste colonie de perroquets de quelques 35 000 individus !

Après ces quelques digressions plumistiques, la famille Baudchon nous ayant rejoint, en route pour des plages désertes. Et oui, 5 enfants et 4 adultes répartis dans 2 véhicules, il nous faut au moins une plage patagonique pour trouver notre espace vital sans déranger personne. La Patagonie n'en finissant pas de nous surprendre, nous allons de plage aux eaux turquoises en plage de sable blanc. Le plus surprenant restant tout de même la présence de lions de mer et autres éléphants de mer au milieu de ces ambiances des caraïbes. J'aurais pu laisser planer le doute sur les conditions météo en vous laissant croire que le climat est lui aussi caribéen comme les photos le laissent penser. Mais non, la Patagonie se rappelle à nous sous forme de vent du sud en rafale. Bref, plages tropicales en polaires et Moon Boots.

L’avantage du froid étant qu’il refroidit tout, y compris l’eau (nous n’en sommes plus à une tautologie près), la mer se trouve à « mas o méno » 14°. Une horreur pour nos gambettes frileuses mais un bonheur pour lions et éléphants de mer. Ils adorent ! A la loberia, la plage était entièrement recouverte de milliers d’entres eux.
Vu le retard pris dans le blog, je peux déjà vous dire que nous sortons de la péninsule de Valdès et qu’elle a tenu toutes ces promesses. Amateurs de baleines, suivez le blog de près…
jeu
12
nov
2009
Le cauchemar du cyclotouriste
Non non, je ne suis pas tombé dans une faille spatiotemporelle et je ne vais pas vous parler du dernier trip à vélo avec Charles. Mais bon en traversant la Pampa c’est quand même la pensée récurrente : « Ce que je ne voudrais pas faire du vélo ici ». Quelques données techniques pour soutenir mon propos :
- En ligne droite, au moins 3000 kms de traversée
- Au cours de ces 3000 bornes, si on rencontre une douzaine de virages, il faut être heureux.
- Le créateur a été complètement distrait le jour où il a créé la pampa, il a totalement oublié le relief. Plat, rien, plano, nada ! Même pas un petit monticule.
- Cette magnifique ligne droite est bordée de parcelles qui doivent bien faire la bagatelle de 500 hectares chacune mais surtout bien clôturées ! On a l’impression de rouler dans un couloir de barbelés.
- Comme si ça ne suffisait pas, un vent à décorner tout ce que vous voulez souffle en permanence sur le coté.
Alors qui veut encore faire du vélo ici ? On a finit par en trouver de ces spécimens cyclistes. Heureusement qu’elles sont là ces rencontres, grâce à elles on arrive même à apprécier cette partie du voyage. Mais avant de retrouver nos cyclistes, quelques rencontres dans l’ordre.
Depuis quelques temps, nous croisons pour quelques bivouacs la famille Baudchon. L’avantage de se recroiser de temps à autre, c’est que nous pouvons comparer nos progressions mutuelles dans la technique de l’assado. Heureusement pour nos estomacs, les camping-caristes argentins nous ont enseignés cet art, après s’être largement moqués en voyant notre absence de savoir faire et la qualité de notre matériel. Bref, un bivouac avec les Baudchon se termine souvent tard, souvent sous la pluie, souvent arrosé mais toujours politiquement incorrect. Pour les enfants, promenade à cheval.

Autre rencontre, très émouvante pour moi, celle de Gustavo. Un ami perdu de vue depuis le lycée soit environ 20 ans ! Après avoir retrouvé son numéro de téléphone, discussion où l’effet de surprise ne lui permet que de dire « Venez à la maison, je suis étonné. ». Ni une ni deux, nous voilà à Tucuman où il habite maintenant avec sa femme et ses deux enfants. Nous y avons passé 2 jours comme chez nous. En comité d’accueil, devinez quoi : un assado ! Merci Gustavo. On se quitte en se promettant de ne pas attendre 20 ans pour se revoir.

Toujours dans les rencontres, imaginez-vous en pleine pampa, sur la place du village de Mayor Buratovitch. Pas un village à moins de 50 kms à la ronde et toujours, le vent comme compagnon, que trouve t’on ? Un tandem de français interviewé par la télé locale ! Émilie intervient en faisant la traductrice puisque nos français www.cyclorpiste.com ne parlent pas espagnol. Après ce quart d’heure de célébrité, nous décidons de les embarquer avec nous pour un week-end à la mer. Depuis 3 jours, nous la suivons sans pouvoir profiter de la plage. Vous vous souvenez les clôtures ? Là aussi, aucun accès possible les barbelés nous séparent des vagues. On finit par tenter notre chance sur une piste qui part en direction de l’océan. Après 60 kms de piste et des demandes pour traverser des terrains privés en essayant de ne pas se perdre, nous arrivons à 500 m de la plage et là, bloqués, la dernière propriété refuse le passage. Demi-tour, nous allons demander l’hospitalité dans l’estancia la plus proche.

Nous rencontrons l’administrateur de la ferme qui nous propose le parc de la maison des propriétaires en guise de terrain de camping. Nous voilà donc en train de bivouaquer au milieu des eucalyptus centenaires. Lorsque nous demandons si ça ne dérange pas, la réponse avec un sourire en coin : « les propriétaires ne viennent qu’une fois tous les 3-4 mois et ne restent qu’une soirée… ». A leur décharge, il faut dire que parmi les nombreuses fermes dont ils sont propriétaires, celle-ci est certes la plus grande, 33 000 hectares mais pas la plus productive, seulement quelques milliers de veaux et quelques centaines de tonnes d’oignons. Lorsque nous demandons à acheter de la viande, le voilà qui nous offre 15 kilos de viande rouge ! En route pour un assado…

Pour la petite histoire, nous finirons par trouver la mer au quatrième jour au balneario de los pocitos et là miracle, le vent tombe pour les deux jours que nous passons ici. Châteaux de sable, balades sur la plage, un peu d’école et… Vélo pour émile.
Nous sommes maintenant à Carmen de Patagonie / Viedma d’où nous partons en direction de la péninsule de Valdès par le chemin des écoliers, c'est-à-dire celui de la côte. Nous espérons commencer à profiter de la faune du littoral.
dim
01
nov
2009
On en perd nos roues...

Oups! J’ai pris un peu de retard dans ce blog, il va falloir que je fasse travailler ma mémoire réduite à une sirupeuse Dulce de Leche.
Avant de vous reparler des flamands et des sierras, un petit flashback s’impose pour vous montrer quelques clichés de Purmamarqua avec sa colline aux « sept couleurs ». Vous pouvez vous lâcher
sur les commentaires pour essayer de les nommer. A noter au passage qu’aucun des lecteurs que je croyais assidu n’a réclamer de photos de cette colline pourtant des plus photogéniques…

Nous en étions donc aux équations pseudo mathématiques, pour rejoindre la mythique Pozuelos (3 habitants mais 300 lamas), nous avons dû faire nos premiers tours de roues sur l’altiplano. Et là, pour ceux qui connaissent ma « passion » montagnarde, je dois réviser ma position. A plus de 4000 m avec des étendues à perte de vue et des sommets encore 2000 m plus haut, là, d’accord pour la montagne ça a tout de même une autre allure que ces pauvres Alpes étriquées dans leurs sombres vallées. Et que dire de ce petit Mont-Blanc qui se pousse du col à moins de 5000 m ?
Hors de blague : « ça a de la gueule ! » Malheureusement, mon vocabulaire d’admiration est plutôt limité. Je vais donc vous refaire le coup des photos qui exprimeront à coup sûr bien mieux ce qu’on a ressenti.

Après ces quelques centaines de kilomètres de pistes, si belle soient elles nous aspirions à un peu de goudrons et de pollution urbaine. Sans compter que le land a perdu une petite pièce en bois censée retenir la roue de secours. Un crochet par Salta s’impose donc.
C’est juste à l’entrée de la ville qu’un petit clong nous indique que nous venons de perdre la roue de secours…
La liste des courses est donc la suivante : un support de roue de secours pour le land, un autoradio pour ses habitants, du wifi pour moi, une nouvelle coupe de cheveux pour Émile, un tour de téléphérique pour Éloi et un soupçon de shopping pour Émilie. Tour de force, nous avons réalisé nos objectifs en moins de 24 heures avec en bonus un nettoyage complet du land et de nos vêtements ! Par contre, pas moyen de dégoter un CD d’izuba par ici, si une âme charitable veut nous l’envoyer en MP3.

C’est bien joli toutes ces voitures et tout ce monde mais malgré l’ambiance bien sympa de Salta nous filons retrouver nos pistes poussiéreuses et désertes. En route pour les vallées Calchaqui. Cachi puis la laguna de Brealito. Avec des rencontres sympas : une famille en tour du monde à Cachi ( http://lausteloutho.uniterre.com ) et un pickup sans frein qui finit dans un ravin à Brealito (pas de blog ni de blessés).
Rencontre au bord du lac de Marianne la fille de la famille et échange de bons procédés : une soirée crêpes dans le Land contre une visite de sa maison au moment de l’abatage du mouton. Avant d’arriver à Cafayate, dernier bouquet de roches multicolores dans la quebrada de Angastaco. Nous avons pu vérifier la qualité de l’AOC locale en visitant une bodega (même pas la bodega Queyrens). Malgré la réputation de ce vin de Cafayate, nous passons la soirée à rédiger ce blog sur le parking de la place centrale à l’ombre du Wifi de l’hôtel local plutôt que de s’enivrer de ce vin argentin sur les conseils de Julie.
Pour la suite des événements, direction Tucuman où l’on devrait retrouver Gustavo un ami perdu de vue depuis 20 ans !
mar
27
oct
2009
C'est bô ! C'est haut !
Ben oui, face à tant de paysages grandioses, même mon humour à la réputation transatlantique finit par se tarir. Plutôt que de vous envahir de chiffres (incertains) voilà tout plein de photos…
Pour ce qui est du quotidien, tout va bien. Nous sommes arrivés à Salta par la route 40 (merci le Range Rover club de Viré). A priori nous partons plein Sud avec l’espoir de voir encore quelques
queues de baleines à Valdès avant la mi novembre (on peut rêver !). D’ici là, les vallées Calchaquis et Tucuman.
lun
26
oct
2009
4000 + 4000 + 4000 = 1 milliard
De retour à la civilisation après une incursion andine. Nous sortons de 4 jours à plus de 4000 mètres environ(promis la prochaine fois, on s'achète un altimètre). C'est au bord de la Laguna de Pozuelos que nous avons franchi nos 4000 premiers kilomètres tout en comptant au moins 4000 flamands roses et c'est en voulant les faire s'envoler que nous avons rencontré un bon milliard de mouches. On a aussi croisé 3 voitures et doublé un camion sur 300 kilomètres mais je n'ai pas réussi à résoudre l'équation pour les intégrer dans le titre...
Promis, nous vous préparons un post plus complet. Pour l'instant je fais un essai : voici le tracé de notre Land-trekking :
Afficher
Un tour d'amérique du sud sur une carte plus grande

Pour ce qui est des photos de vigognes, lamas et autres condors, merci de patienter jusqu'au prochain cyber où je pourrais supporter l'attente sans subir une pop sirupeuse au relents de flûte de pan !
PS : si parmi les lecteurs de ce post il y a des costauds du google earth, maps & Co. merci de nous confirmer notre pronostic d'altitude.
mer
21
oct
2009
Paraguay et Formosa
Après un bref passage au Brésil, nous sommes passés au Paraguay. On a juste oublié de faire les formalités de sortie du Brésil ! Nous devrons payer une amende si on retourne au Brésil dans plus de 90 jours. L’entrée au Paraguay se fait par Ciudad del Este, l’Andorre d’Amérique du sud. Une frénésie d’achats pour les brésiliens et les argentins qui viennent par pleins bus. La douane un peu délabrée était encore inondée des pluies de la semaine passée pour le plus grand plaisir des enfants. « Vas y papa, il y a une grande flaque ici », il faut juste ne pas arroser le douanier au passage !

L’effervescence est à son comble dans la douane, on y trouve pêle-mêle : des milliers de motos-taxis ; des changeurs de monnaies du monde entier ; des placiers pour les parkings ; des marchands ambulants de toutes les contrefaçons imaginables ; des distributeurs de prospectus et même quelques douaniers désinvoltes ! Au milieu de ce capharnaüm, on oublie de faire les démarches d’importation du Land… Malgré notre grand besoin d’un autoradio digne de ce nom, nous sortons au plus vite de cette Babylone des temps modernes. Direction Asunción pour une traversée au plus court du pays via la seule autoroute indiquée sur notre carte. Sur le terrain, la carte ne se trompe pas sur un point, comme toute autoroute qui se respecte, nous devons nous acquitter des péages. Pour le reste, c’est une autoroute au même titre que les bonnes départementales françaises… D’après ce qu’on a put comprendre, l’état n’ayant pas les moyens de mettre en place et d’entretenir la route l’a confiée en concession à des organismes privés. Sauf que c’est la seule route qui relie les deux plus grandes villes du pays !
Après quelques erreurs de cartes, il faut dire à notre décharge qu’il n’y a pas de panneaux indiquant les directions ou les noms des rues. Nous nous retrouvons bien perdus dans le centre d’une
ville que nous croyons être Asunción. Voilà la nuit qui s’invite sans que nous ne sachions où nous sommes ni exactement où nous allons. C’est ce moment précis qu’un pandore affable choisi pour
nous arrêter. Très gentiment, il nous explique notre infraction à laquelle nous ne comprenons rien. Après moult gestuelle, nous comprenons que nous n’avions pas le droit d’avoir les enfants à
l’avant avec nous. Tous les pick-up ont la benne pleine de familles entières, mais ça s’est autorisé… Heureusement, nous sommes tombés sur le policier le plus gentil du pays qui ne nous a demandé
que 200 Pesos argentins en guise de faveur pour nous éviter l’amende officielle de « plusieurs millions de guaranis ». Sa clémence et sa probité resteront dans nos mémoires…
Nous avons fini par trouver la frontière grâce à un « Asunciónais ? » qui nous a accompagné dans le Land pur nous indiquer la route. Sortie du pays vers 23 heures sans même avoir besoin de
négocier la sortie du Land que nous n’avions officiellement pas importé au Paraguay ! Ambiance nocturne dans les douanes : « charming ».

Une fois en Argentine, il ne nous restait plus qu’à traverser 2 provinces pour atteindre notre destination : San Salvador de Jujuy. Sauf qu’ici 2 provinces ça représentent la bagatelle de 1800 km. Heureusement pour notre volant et malheureusement pour notre ennui, ce ne sont quasiment que des lignes droites.

Après trois jours de route, nous nous sommes posés dans le parc de Caliguela. Première nuit où nous sommes cernés par les zorros (vous vous souvenez). Dés le lendemain, nous entamons la piste et l’altitude en allant au village de San Francisco. Sur la route, pique nique au milieu des singes et des toucans ; ce sont les seuls oiseaux que nous sachions nommer ! Pour les enfants, plutôt que les animaux exotiques, il est bien plus intéressant de noyer une abeille dans du fromage à tartiner : fou rire assuré !

Nous avons adoré le village de San Francisco pour ses ruelles de terre battue et son coté « bout du monde ». Ambiance toute zen, pas ou peu de voitures : un circuit vélo de rêve pour Émile.La plupart des maisons sont en pisé ou adobe (pas bien cerné la différence). Le jour de notre arrivée nous avons mis un petit moment à comprendre pourquoi l’on dansait dans les maisons : la fête des mères ! L’hémisphère austral nous réserve décidément bien des surprises ;-). Ce fût aussi pour nous le premier contact avec les paysages andins. Trois jours bien tranquilles en somme.

Après un bref passage à Jujuy, nous repartons en direction de la vallée de Humauaca. Comme il ne faut pas non plus que l’on se bouscule, nous faisons une pause aux thermes de Reyes, 12 km seulement après Jujuy ! En cherchant les thermes, nous tombons sur un hôtel un rien désuet emprunt d’un charme à mi chemin entre Carpates et Bavière ! On adore… Malgré les 22 h sonnantes, on se renseigne pour le resto et là, pas de problème nous répond le maitre d’hôtel même les enfants sont autorisés ! Truite et Viande en sauce sous les lustres à 4m de haut et parmi des couples chics « prenant les eaux ». Impossible d’expliquer à Éloi quel couvert utiliser parmi la dizaine qui borde son assiette. Décalage assuré. Le top, pas plus cher qu’un restaurant à emporter à l’effigie de l’aimable clown jaune et rouge ! Avant de repartir on demande à tout hasard s’il y a du WiFi. C’est le réceptionniste de l’hôtel qui va nous indiquer où se garer au plus près de son hôtel pour dormir et capter. Pour un peu, on lui demanderai même une douche chaude… Ce sera pour le lendemain dans la piscine municipale à 40° grâce aux sources d’eau chaudes locales.
Dans les jours qui viennent, remontée de la vallée d'Humauaca mais aussi remontée en altitude...
lun
19
oct
2009
Iguazu : ça, c’est fait !

Nous avons quitté Miguel notre barde préféré au cours d’un assado « à la flamme ». Après avoir débité un arbre, une bière et un poème, le voilà nous servant 5 kilos de barbaque. Émilie est toujours aussi ravie de remonter ses stocks de fer.

Le lieu (San Sebastian de la selva) nous a tellement plu que nous y sommes restés 3 jours. Tout en discutant avec le « papet » qui avait créé le lieu, il nous construit un/une « Aripuka » (un piège à oiseau). Les enfants sont bluffés.

Grâce au plan d’eau sur place, Émile s’est initié à la pêche. Impressionnant de calme et de patience, les parents se sont obligés d’acheter une canne à pèche ! Le soir, balade nocturne à la frontale qui nous permet d’observer nos premiers Carpinchos

Il a bien fallut quitter ce petit jardin d’Eden (motivés par les démangeaisons des piqures de moustiques il faut bien avouer). A force de tourner autour d’Iguazu, on a fini par y arriver. Nous avons choisi l’accès par la piste qui traverse tout le parc national d’Iguazu. La piste est bonne, mais c’est surtout une autoroute pour des millions de papillons jaunes vifs qui se regroupent par milliers autour de flaques d’eau salée.

Après le joli massacre de papillons à coup de calandre de Land, nous sommes arrivés à puerto Iguazu, la ville qui jouxte les chutes. Un bref passage à l’entrée du parc nous apprend que le site accueille quelques 6000 visiteurs le Week End et « seulement » 2500 la semaine. Étant vendredi, nous décidons de nous poser pour le WE dans un camping avec piscine pour les enfants et WiFi pour les parents : l’Americano ! Le luxe nous guette après ces deux ou trois semaines de pistes et bivouacs en tous genres. Douche chaude à gogo et comble de joie pour nos petites mains sensibles : vaisselle à l’eau chaude. Le lundi étant annoncé pour pluvieux, nous décidons de quitter notre havre sous les quolibets des enfants pour aller bivouaquer « Al campo ». En cherchant un terrain propice, nous rencontrons une famille qui nous propose son champ à vache. Après avoir évacué les taureaux, le père de famille nous propose de nous emmener le lendemain visiter des chutes se trouvant à proximité. Rendez vous est pris. En attendant nous essuyons un orage à décorner les fameux taureaux toute la nuit. Après avoir compris qu’il fallait remettre les vis des fenêtres, même pas une goutte d’eau dans le camping car ! De bon matin (ou presque vu notre rythme) nous revoilà gambadant dans la bonne bouillasse rouge et Émile qui oublie ses bottes… n’importe quoi !

Visite glissante des chutes avec le commentaire récurrent d’Émile « quel dommage que j’ai oublié mes bottes ! »

Au retour, jeux dans le poulailler avec les enfants de la famille, bien plus drôle pour eux que la visite des chutes.

Pour pouvoir entrer sur le site des chutes d’Iguazu au plus tôt le mardi, nous allons dormir sur le parking de la gare de péage. En prenant notre petit dèj’ sous le regard perplexe des premiers bus de touristes, nous apercevons la famille « vadrouille en combi ». Nous organisons la journée à Iguazu donc à trois familles autour d’un café. La visite peut commencer sur de magnifiques sentiers « en béton » avec les coatis pour guide et surtout voleurs de nourriture.

Bon, à première vue, il y a beaucoup de monde et le circuit est bien encadré mais il faut tout de même avouer que c’est grandiose, majestueux, immense, somptueux, espectaculare, bruyant et quelque peu humide

Au cours du pique nique, au milieu des coatis cleptomanes, des iguanes s’invitent.

Anne-belle (institutrice forcenée) ne peut s’empêcher de faire faire une petite séance d’école aux enfants sous la forme d’un dessin des chutes.

Avant de partir, la photo souvenir s’impose ! A noter les accessoires « couleurs locales ».

Retour à la case parking par le train pour la plus grande joie des enfants. Pour Éloi, on ne sait toujours pas si le souvenir le plus fort restera ce train (au moins 500m) ou les chutes Train ??
Après une soirée passée à trois familles, chacun reprend sa route, les plages du Brésil pour Yann et Anne-belle, Rio pour Éric, shopping brésilien pour Stéphanie et le Paraguay pour nous. Nous revoilà à quatre après quelques semaines mémorables passées avec les Dabro. A l’heure qu’il est, nous pourrions vous raconter le Paraguay mais on s’en garde sous le pied pour mieux vous tenir en haleine… Tout ce qu’on peut vous dire, c’est que nous écrivons ces quelques lignes aux sons des oiseaux nocturnes de la forêt de Caliguela. On va se coucher, on entend les zorros qui s’approchent !
jeu
08
oct
2009
De rouge et de vert

Aux dernières nouvelles, nous vous avions laissé à ? San Vincente ? avec des prémices d’humidité et quelques chemins de terre rouge. Et vous croyiez qu’on allait s’en tirer à si bon compte ? Donc, de ?San Vincente ?, nous décidons d’aller visiter les chutes de Mocona. En cherchant un lieu pour passer la nuit on se décide pour une colline dominant un beau panorama sur l’Est. Beau lever de soleil en perspective… Réveil le lendemain 2 heures après le lever du soleil ! Raté ! De toutes façons, depuis que nous sommes sur la route impossible de se lever avant 8h30, pas facile la vie de nomades. Au passage, nous nous sommes réveillés sur le terrain de foot de l’école du village.

Après les ablutions matinales (au chocolat pour Éloi), un arrêt à Soberbio pour un avitaillement et un essai infructueux d’envoi de photos sur le blog.

Après quelques kilomètres, un pique nique, nous découvrons qu’en fait la route est en travaux et que la rivière finit juste sa crue. Au milieu des slaloms de Caterpillar, on retrouve le rouge bien
prononcé de la terre de Missiones. Quelques poses panoramiques plus tard, nous nous trouvons face à la route inondée, impossible d’aller voir les chutes de Mocona !

Cette route nous a permis d’appréhender la pauvreté des zones reculées de l’Argentine.

A quelques kilomètres de la fin de la route, nous passons la nuit dans un « camping ». Le soir, diner au « resto » du camping et ô surprise des jolies bougies sur un gâteau. « Compleaños Felices Bertrand ». Et il pleut, et il pleut, et il pleut…

Faute de pouvoir aller visiter les chutes de Mocona, nous faisons de jolies promenades sous la pluie ! Pour rappel, nous sommes en forêt subtropicales et les pluies qui vont avec. Il nous reste au
moins 2 slips de sec et il pleut et il pleut et il pleut…Rien ne sèche, tous les vêtements ont pris une jolie teinte rouge terre. Le calvaire de la mère Denis. En contrepartie, la nature brille de
tous les verts qu’elle peut imaginer.
Reste à repartir de ce lieu « paradisiaque ». Sur la carte, il existe une piste, LA piste 21 qui nous évite de revenir sur nos pas et nous permet de traverser une réserve naturelle sur 60 kilomètres.
Le fait d’être à deux véhicules nous motive : c’est parti ! Première tentative, après 6 kilomètres de piste un raidillon bien boueux nous arrête. Yann tente un passage mais non, vraiment ça ne passe
pas. Demi-tour, il est trop tard pour tenter un autre accès à la piste.

Nous passerons donc la nuit sur le bord du chantier. Après une visite d’école rurale, repas à l’intérieur pour cause de pluie, veillée au coin du feu avec les ouvriers paraguayens. Autour du Matté, les conversations vont bon train sur les différences économiques et sociales entre nos deux pays.

Le lendemain matin, nous repartons pour l’autre accès de la piste et là, c’est parti pour plus de 60 kilomètres de piste bien grasse et bien « entretenus » par les engins forestiers. En effet, toute la différence entre un parc et une réserve, c’est la possibilité d’exploitation des réserves. Émile est au paradis, les flaques et autres ornières sont pleines de l’eau des pluies de la semaine passée il impose aux roues du Land de les visiter toutes une par une !

Vue notre moyenne à faire pleurer Sébastien Loeb nous sommes contraints à un bivouac au milieu de la réserve au bord d’une cascade où l’on fait s’envoler certes des nuées de papillons multicolores mais aussi leurs cousins les moustiques. Le lendemain, fin de piste tranquille jusqu’à San Pedro et direction le parc de Cruce Caballero. Oups, j’allais oublier l’événement le plus important du voyage pour Émile, on lui a trouvé des bottes. Il ne les quitte plus et bien sûr passe tout son temps à explorer les flaques et autres caniveaux.

Le parc de Cruce Caballero est un petit parc mais original par le fait que sa forêt est composée d’araucarias centenaires dominant un sous bois de fougères arborescentes : bienvenue à Jurassic Park. Au programme : trapèze sur les lianes, promenade, douche extérieure pour les enfants et pendant ce temps les papas se perdent dans la forêt !

Après deux jours tranquilles (hormis les piqures de moustiques) nous repartons en direction du parc de Urugua-I. Quelques courses à Bernardo de Iriguoyen, ville frontière avec le Brésil, ça négoce
sérieux. Impossible de trouver une grille pour se faire la parilla du soir malgré tout le bric à brac des magasins. Les commerçants nous conseillent d’aller au Brésil pour trouver notre bonheur.
Devant notre réticence aux formalités douanières, la réponse est unanime : « ne passez pas par la douane, contournez la, vous éviterez toute paperasserie ! » On abandonne, devenir contrebandier pour
une parilla nous paraît un peu disproportionné.
Le parc de Urugua-I est unique par sa superficie (84 00 hectares quand même), sa diversité d’orchidées et d’épiphytes en général mais surtout pour son guardeparque : Miguel le barde syndicaliste.
Après une longue soirée autour du poêle à nous expliquer la corruption généralisée, il finit sur un poème de sa composition avec force gestuelle le tout accompagné de grandes rasades de Quilmes, sans
oublier la tenue paramilitaire (Argentine terre de contrastes…). Le lendemain matin aux aurores, il nous attend pour une randonnée dans le parc à la découverte des orchidées et des arbres
centenaires. Il pleut des cordes mais rien ne l’arrête.

Dans le Land, la vie s’organise. Tous les matins, Émile est systématiquement le premier réveillé et les parents en derniers. Pour le petit déj’, classique : Émilie renverse son thé (bu à la bombilla
!) pendant qu’Éloi renverse son chocolat et Émile dévore des tartines de beurre et miel de forêt. Nous sommes tellement speed que nous ne sommes rarement prêts avant 10h30 ! Souvent, la matinée est
consacrée à des promenades ou des activités extérieures. On essaie de profiter des temps de sieste pour rouler. Éloi ne rechigne jamais à la sieste même sur piste plus ça bouge et plus il rigole !
Émile demande tous les jours à « faire l’école » et y prend toujours autant de plaisir. Le soir, nous nous couchons assez tôt sauf lorsqu’on dîne avec des « guardeparque ». Voilà en quelques mots
notre manière de « nomadiser ». Nous nous étonnons régulièrement d’être passé aussi facilement de Viré à nos 3m² du Land. On ne s’est pas encore marché sur les pieds et je ne me suis cogné la tête
que 48 fois !

Nous sommes toujours sur la route d’Iguazu, on ne désespère pas d’atteindre les chutes avant la fin du mois. Nous continuons de notre remontée de la province de Missiones de parc en parc. L’accueil y est toujours aussi chaleureux mais l’absence de moyen de communication y est toujours aussi prononcée. D’où ce long article.
mer
30
sep
2009
Des photos

On a fini par trouver un cyber où l'on peut connecter notre ordi. Je vais donc essayer d'envoyer quelques photos de ces derniers jours.
PS : l'essai s'est avéré infructueux, je le relance aujourd'hui (8 octobre)
Pour commencer, les photos du parc Teyu Cuare. Il borde le Rio Paranha avec des grandes falaises permettant des panoramas sur le fleuve et sa forêt subtropiquale. A l'entrée du parc, nous avons fait un petit campement et passer de bons moments à boire du Matté avec les gardiens.
Les Réjou-Land

































































































































































































































































































